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20/05/2014

Canal du Midi : Que devient-il? Quelles sont les dernières nouvelles?

Après une période faste en nouvelles en tous genres, bonnes (très peu) ou mauvaises, c’est le calme le plus plat concernant notre monument. A croire que plus personne ne se soucie de lui.

Pourquoi ce billet ? J’ai mis une alerte sur Google concernant le Canal du Midi et ce, depuis plus de 4 ans. Pendant presque 3 ans, nous avons pu lire les mensonges des Voies Navigables de France, les promesses de certains, les atermoiements de beaucoup de politiques (les mêmes que ceux qui font des promesses), et les publicités que se font certains sur le dos de la voie d’eau. Mais depuis quelques temps, plus rien, seules des publicités de ventes d’appartements ou autres biens immobiliers à proximité du canal, la preuve qu’il fait encore vendre, quelquefois un accident, une voiture qui tombe dans l’eau, et bien entendu, avec la saison estivale qui arrive, les inévitables publicités de sociétés ventant les balades idylliques sur une voie d’eau sans ombre et sans arbres et au milieu de berges en mauvais état.

Mais où en sont les abattages, j’abats, j’abats plus, je recommence à abattre. Je plante, je ne plante plus. Ou en est-on dans les promesses en tous genres faites par les VNF ? Ou en est-on dans la réfection des berges qui s’écroulent ? Ou en est-on dans l’entretien du canal et de son environnement ? Je discutais il y a peu avec un utilisateur du canal qui me disait qu’en certains endroits, le tirant d’eau était de 1,10 mètres au lieu de 1,70 et qu’on pouvait se demander s’il y aurait encore un passage dans peu de temps. Ou en est-on avec le mécénat annoncé à grands coups de publicités de la part de Monsieur Alain Chatillon et avec pour porte-parole Roger Bouscatel plus préoccupé par les exploits du Stade Toulousain que par l’avenir du Canal du Midi. N’est-il pas désolant de voir parmi la dizaine de sociétés qui se sont annoncées mécènes, d’en voir les deux tiers qui sont des profiteurs du monument, jusqu’à une entreprise de l’éolien qui cherche à installer des turbines à 150 mètres du cours d’eau!

Au fait, quid des 220 millions d’euros en cette période de crise qui empêche de nombreuses réalisations dans les régions, départements et communes ?

 

16/03/2014

Où va le Canal du Midi? Droit dans le mur!

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Peut-être avez-vous lu la suite du feuilleton du chancre coloré et le Canal du Midi, tiré du film « La Belle et la Bête » ?! Après les épisodes, naissance du chancre (ou mensonge des Voies Navigables de France), mort des platanes (ou comment demander un PlataneThon), abattage des platanes à grandes échelle (ou l’épisode Mécénat), voici maintenant l’épisode « Je vaccine mais je ne sais pas ce que cela fera mais peut-être cela peut-il faire quelque chose, prions pour que cela réussisse, croyez-vous que cela fera quelque chose ? Mais bon sang mais c’est bien sûr cela fera deux ans de plus ».

Encore un épisode ou l’on peut constater, une fois de plus l’incompétence chronique des VNF et la rapidité d’intervention d’un État complètement à la ramasse.

Que connaît-on de la Société CETEV et de ses compétences ? Quelles sont ses références en matière de recherches en techniques environnementales ? Comment en 3 ans ont-ils pu faire la recherche et la mise au point ? Quels vont être les opérations et quels seront les résultats escomptés ? Nous n’avons encore pas pu avoir la moindre information et une fois de plus nous ne pouvons que constater la bêtise des médias qui se contentent de répéter ce que l’on veut bien leur dire. J’ai déjà tiré à boulets rouges contre les VNF et Monsieur Vigouroux, inventeur du Platanor, mais il faudra m’expliquer comment une société de 5 personnes, peut en 3 ans, arriver à des résultats extraordinaires (mais jamais démontrés) alors que des équipes de chercheurs de l’INRA n’ont rien pu découvrir. Il y a un menteur dans tout cela, alors est-ce l’équipe VNF, INRA, Vigouroux ou est-ce  l’équipe CETEV, Yves Bastié, Maugard, Courteau ? Il y aura de toutes les  façons un perdant.

On nous a annoncé il y a peu de temps l’arrêt des abattages de platanes (voir déclaration de Monsieur Papinutti Directeur Général des Voies Navigables de France), sans doute pour faire plaisir à certains en ces périodes électorales. Malgré cette annonce, les abattages continuent sans que les élus ne trouvent à redire. Maintenant et concernant la vaccination des platanes, après une annonce que la vaccination n’aurait pas lieu (voir les journaux locaux), sans aucune explication concernant une éventuelle autorisation Ministérielle, des vaccinations vont être effectuées mais sans que personne ne puisse savoir où, quand, comment, c’est-à-dire sans qu’il puisse y avoir un contrôle de la part de ceux qui voudraient voir vivre le Canal du Midi. Une fois de plus, le canal passe au second plan au profit d’une expérimentation in-situ faite par une société existant depuis 8 ans mais n’ayant jamais fait de bénéfices et sans aucune référence.

Dans 2 ans, on nous trouvera une excuse en cas d’un nouveau raté sur ce monument, mais cela fera 2 nouvelles années de perdues et donc 2 années de moins à vivre pour le Canal du Midi. Espérons que élus prendront leurs responsabilités et démissionneront.

Alors ? Le Canal du Midi, sauvé comme l’annoncent les médias ? Ou en respiration artificielle pour cause de raté supplémentaire ? On n’est plus à un raté de plus ou de moins et ça fait très longtemps qu’on le dir sans avoir d’échos de la part des politiques ou des médias.

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14/03/2014

Canal du Midi : Quand les élus s'en mêlent et s'emmêlent!!

 Elections municipales obligent, on n’a jamais vu autant de déclarations d’élus, concernant le Canal du Midi, qu’actuellement. Certains élus ont toujours eu une position marquée mais toujours avec cette sacro-sainte réserve politique, en faveur du Canal du Midi. Que ce soit Monsieur Maugard à Castelnaudary, Lapalu à Ventenac-Minervois ou Ilhes à La Redorte, leurs prises de position ne sont pas d’aujourd’hui mais que peuvent-ils faire contre l’inertie, l’incompétence et les mensonges des Voies Navigables de France.

 

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Quant aux aboyeurs qui commencent à profiter du Canal du Midi pour mieux se faire élire, il serait peut-être grand temps qu’ils se réveillent, maintenant que le mal est fait, et surtout, il faudrait peut-être vérifier l’antériorité avant que de parler ou écrire sur le Canal du Midi. Nous avons pu lire dernièrement sur l’Indépendant des déclarations faites lors  du dernier conseil de la communauté de la région Lézignanaise Corbières et Minervois, déclarations dans lesquelles est remise en question l’imposition d’une zone tampon le long du Canal du Midi. Monsieur le Maire de Roubia ne connaît pas la définition de la zone tampon et sa signification exacte et estime que c’est un frein à l’urbanisation. Pourtant, ce même Maire à été certainement content que ce Canal du Midi soit inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, apportant un surcroît de touristes dans la région et dans son village. En 1997 donc, L’UNESCO a demandé qu’une zone tampon soit clairement définie afin de protéger le monument. Cette zone tampon n’a jamais été définie de par l’incompétence  des VNF et par les lenteurs d’une administration Française apathique, alors peut-être faudrait-il que ce Maire se tourne vers les VNF ou vers les Préfets. Mais surtout, pourquoi avoir mis presque 20 ans pour avoir cette réaction. Entre tourisme et urbanisme, il faut savoir choisir.

Lorsqu’on voit la zone tampon en certains endroits, à l’entrée de Béziers par exemple, on se rend compte que certains Maires ne se sont pas posé de questions, laissant installer des bâtiments et même des sablières le long d’un monument qui se veut touristique.

 

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Mais peut-être Est-ce la raison de la demande? des champs d'éoliennes!!

Plutôt que de remettre en question cette zone tampon nécessaire à l’équilibre du monument, les Maires des communes jouxtant le Canal du Midi, devraient plutôt aider à la définition de cette même zone tampon et à se poser la question du devenir de la manne touristique. Il existe également une charte paysagère jamais appliquée et que devrait lire tous les Maires des communes limitrophes. L’urbanisation n’est pas la seule source de richesses de la région et la mise en valeur du Canal du Midi vaut largement quelques permis de construire accordés généreusement à des amis ou à des promoteurs de l’éolien dont des projets commencent à fleurir dans les zones tampon du canal.  

 Mesdames et Messieurs qui vous présentez comme représentants des communes limitrophes du monument classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ne vous trompez pas de cible et vérifiez d’abord l’existant avant que de tout remettre en question. Ou alors ne vous présentez pas car vous êtes incompétents.

 

06/03/2014

Canal du Midi, Pompéi : mêmes problèmes, mêmes causes, même combat!

 

 

Canal du Midi, Pompei : mêmes problèmes, mêmes causes, même combat !

 

Saint du jour :          Sainte Olive et Saint Virgile

Contrepèteries :      Essayez donc ces bottes en plastique

                                   Le chef de l’ENA aime son petit porto du Dimanche

                                   Marine Le Pen

                                   Le charpentier réalisait un faîtage de pente            

Proverbe Français:Il faut garder une oreille pour l’accusé

Proverbe Juif:         Savoir bien se taire est plus malaisé que bien parler        

Proverbe Africain:     Quand un arbre tombe on l’entend, quand la forêt pousse pas un bruit

Proverbe Chinois :      L’échec est le fondement de la réussite        

Pensée du jour :

 

Je ne peux pas avoir d’espoir pour un monde trop plein.

Claude Lévi Strauss

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Le Canal du Midi est un sujet qui m’intéresse, il est vrai. Mais je m’intéresse au patrimoine en général, qu’il soit Français ou autre. Et le patrimoine est en danger sur toute la planète car il semble n’intéresser personne. On vous parle de tout et en particulier de développement durable, expression totalement fausse et déplacée, le développement étant autant durable que le mouvement peut être perpétuel, surtout avec les politiques que nous avons.

Pour garantir le respect, la paix et la sécurité des patrimoines du monde il existe une institution créée en 1945 : l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture, l’UNESCO. Mais il semblerait que tout comme l’ONU soit totalement incapable de maintenir la paix (voyez ce qu’il se passe en Syrie, en Ukraine et dans bien d’autres pays), l’UNESCO est incapable de s’imposer auprès des gouvernements pour que nos patrimoines soient protégés.

On pourrait croire qu’être inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO peut être une garantie pour les monuments qui y figurent, c’est une grossière erreur et il y a belle lurette que les politiques ont compris que figurer sur la liste a des retombées financières immédiates mais n’impose rien du tout en matière de dépenses et d’entretien, preuve en est la demande d’inscription des Châteaux Cathares alors que le département de l’Aude est incapable d’entretenir 2 autres monuments classés que sont le Canal du Midi et la Cité de Carcassonne.

Ce matin, dans l’émission de France 2 vers 07.10 heures, il était question d’un des monuments majeurs figurant sur la liste du Patrimoine de l’UNESCO : la ville de Pompéi qu’on ne présente plus. Pompéi est en danger tout comme le Canal du Midi et il est curieux de faire un parallèle entre ces deux monuments :

Leur taille, 240 kilomètres linéaires pour l’un et 66 hectares, 515 maisons et 1435 édifices pour l’autre.

Leur importance culturelle, génie humain d’un côté et connaissance artistique, urbaine et sociale de l’autre.

Leur état déplorable actuel dont l’homme est en partie responsable.

Le tourisme intensif des deux sites suite à leur classement au patrimoine de l’UNESCO. Tourisme très peu contrôlé.

Même date d’inscription pour les deux sites : 1997

Mais il est un critère de rapprochement qui s’appelle entretien et financement, et là encore on ne peut s’empêcher de remarquer la similitude. D’un côté un chiffrage (totalement bidon) de 220 millions d’euros simplement pour refaire les alignements et paraît-il les berges, de l’autre un chiffrage de 105 millions d’euros pour un premier entretien de l’ensemble du site. Mais là où le rapprochement se fait encore plus singulier, c’est dans la gestion des sites, les deux étant gérés par des établissements publics. Le Canal du Midi paraît-il géré par les Voies Navigables de France (VNF) pour le compte de l’État et dont il est impossible de savoir comment sont utilisés les fonds, Pompéi géré par la Surintendance archéologique de Pompéi dépendant du Ministère des biens et activités culturels.

Pompéi a reçu une subvention Européenne de 105 millions d’euros pour subvenir à l’entretien de ce site exceptionnel, mais à ce jour, seuls 500 millions ont été utilisés, quant aux 104,5 millions restant, il s’est perdu dans les poches de multiples politiques et intermédiaires. Le Canal du Midi cherche par tous les moyens à trouver de l’argent par le mécénat (Arlésienne bien entretenue par VNF et les politiques) mais qu’en sera-t-il de cet argent si toutefois il est trouvé ? Ne nous retrouverons-nous pas dans le même cas de figure que pour Pompéi ? Une autre question se pose, pourquoi l’Europe a débloqué 105 millions pour Pompéi et rien pour le Canal du Midi ? Peut-être est-ce simplement que VNF n’en a jamais fait la demande car n’étant pas capable de gérer le monument ?!

Alors, que faut-il tirer comme leçon de tout cela ? Tout d’abord qu’il ne faut pas prendre l’UNESCO pour un centre de propagande commerciale et que le classement au patrimoine mondial devrait avoir comme premier objet, l’entretien et la restauration du site et non pas le tourisme à outrance. Dans les deux cas, on peut constater que la gestion d’établissements publics est totalement improductive et même,  dans le cas de Pompéi, source de dérapages habituels liés aux politiques avec disparition de subventions.

Alors est-ce un Club de Mécènes dont ont besoin les monuments en péril ou est-ce d’un club de gestionnaires pour pallier l’inefficacité chronique d’Établissements Publics qui n’ont aucune notion de rentabilité ?

15/01/2014

Canal du Midi : Pourquoi qu'un seul son de cloche?

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Lorsque les journaux ou autres médias vous parlent du Canal du Midi, c’est toujours pour relater ce qui a été dit par les Voies Navigables de France ou par Monsieur Vigouroux. A croire qu’ils sont seuls à détenir le droit de parler de l’état de ce monument et de la végétation qui l’entoure.

 Dimanche encore, une demie-page sur la Dépêche du Midi consacrée une fois de plus aux pensées philosophiques de Monsieur Vigouroux, ex-chercheur à l’INRA. Et quel était le message à passer ? Il ne croit pas au traitement qui doit être essayé sur les platanes du canal. Même s’il serait étonnant de voir un remède miracle arriver tout-à-coup, il faut quand même le tenter et ce n’est pas parce que ce chercheur a été payé toute sa vie à chercher sans trouver, que d’autres personnes ne parviendraient pas à faire avancer cette recherche.

 J’aurais aimé que le journaliste de la Dépêche du Midi soit un peu plus au courant de ce qu’il se passe et pose les bonnes questions. Par exemple, pourquoi sur les 160 Platanor plantés à Trèbes, plus de 30 sont tombés malades à leur tour, soit un cinquième de la plantation malade dans l’année qui a suivi la plantation. Il n’a pas été donné d’explications et ce Monsieur qui est le « géniteur » du Platanor continue à dire que son arbre breveté est résistant. Un autre exemple de question, alors que l’interviewé dit ne pas toucher un sou sur les arbres : Alors pourquoi l’avoir fait breveter et l’avoir donné en exclusivité à une Pépinière d’Avignon, la Société Rouy-Imbert alors qu’elle était une première fois en dépôt de bilan ? Pourquoi avoir caché ce dépôt de bilan ?

Tout cela n’est vraiment pas clair et Monsieur Vigouroux n’est certainement pas la personne à interviewer lorsqu’il s’agit de donner son avis sur les travaux du CETEV, société sollicitant l’autorisation de conduire des essais, avec déjà tout le mal pour traverser la jungle des administrations.

 Une dernière remarque concernant l’épidémie du chancre coloré : Monsieur Vigouroux déclare que l’épidémie a dépassé le seuil de Naurouze en 2013, encore un beau bobard puisqu’il suffit de lire des articles du journal de …. La Dépêche du Midi et en particulier du 06 Décembre 2012, pour y lire que des foyers ont été constatés en divers endroits de Haute-Garonne dont Montesquieu-Lauragais sur le Canal du Midi et surtout à Saint-Jory sur le canal latéral à la Garonne. Mais comme rien n’est jamais clair lorsqu’on s’adresse aux VNF, la contamination de Montesquieu-Lauragais ne vient pas du canal mais de la construction de l’autoroute et concernant Saint-Jory, l’état sanitaire des arbres n’a pas été vérifié par un expert. Tout cela permet à un autre journaliste travaillant pour le journal Le Figaro, de déclarer en 2013 qu’il n’y a pas de chancre en Haute-Garonne.

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Beau professionnalisme, aussi bien de la part des VNF que de Mr Vigouroux et du journaliste de la Dépêche du Midi, lequel aurait pu se renseigner avant de pondre son article.

 A croire que les Voies Navigables de France, Monsieur Vigouroux et d’autres personnes ou collectivités cherchent à voir le Canal du Midi se détériorer, contrairement à ce qu’ils disent.

Il serait peut-être temps de lancer une nouvelle campagne de mécénat, pour le Canal des Deux mers dans son entier cette fois-ci et non plus seulement le Canal du Midi.