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03/10/2013

Simple rappel: l'abstention dépassera-t-elle 50% en 2014?

Comme on dit : Les records sont faits pour être battus ! Et quel est le politique, qu’il soit de droite ou de gauche qui se soucie des abstentions, en ce moment ?

 

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02/10/2013

VNF et Canal du Midi: une grande arnaque de 200 millions!

VNF et le Canal du Midi : La grande arnaques aux 200 millions !

 

 

Saint du jour :                   Sainte Arielle

Contrepèteries                 Toute l’Afrique est dans l’attente

                                             Soldats, brûlez vite ces camps

                                             Cette presse est spécialiste du foot

                                             Rubriques élections      

Dicton français :               Ecoute les conseils de tous et prends celui qui te convient.                      

Dicton Juif :                       Tel s’irrite facilement, qui se calme tranquillement.      

Dicton Africain :                Il n’est pas de bons rois, il n’est que de bons conseillers.             

Proverbe Chinois :            Si perçante soit la vue, on ne se voit jamais le dos.

Dicton du jour

 

Tout comme écologie et verdure ne sont pas synonymes, il faut différencier l'«écolo» du «vert». Le premier veut sauvegarder la planète, le second veut vivre de l'écologie ce qui le pousse à l'extrême

Michel H-A Patin

 

 

Je demande à ceux qui en ont le courage de lire l’intégralité de ce billet et d’essayer de donner des réponses aux nombreuses anomalies recensées dans l’estimation faite par les VNF  pour replanter le Canal du Midi.

 

Les remarques qui vont suivre ont déjà été faites et envoyées à plusieurs journalistes et politiques, lesquels n’ont certainement pas lu le document à moins que cela ne confirme que les journalistes et politiques ne contrôlent jamais leurs sources d’informations.

 

Depuis maintenant 2 ans, les Voies Navigables de France bien relayées par l’ensemble des journaux qu’ils soient régionaux ou nationaux, ont annoncé un chiffre de 200 millions d’euros pour refaire les plantations et berges du Canal du Midi. Ce chiffre a même été porté à 220 millions en Juin 2013 lors d’une signature de convention ayant lieu à Bram dans l’Aude.

Ce chiffre a été repris dans le rapport de Monsieur le Sénateur Alain CHATILLON, Maire de REVEL, et vous pouvez trouver ci-après la page de l’estimation effectuée par les VNF et jointe au rapport. Vous pourrez ainsi vérifier les aberrations et énormités contenues dans cette page qui a servi de référence jusqu’à ce jour.

 

 

canal001.jpg

 

 

Vous pourrez voir que cette estimation des VNF n’a pas été vérifiée, ni par les VNF, ni par les services de Monsieur le Sénateur puisque de nombreuses erreurs subsistent sur ce tableau, ce n’est franchement pas sérieux.

-         Dans l’estimation abattage alignements par exemple la multiplication 125.000 X 430 est égale à 49.450.000,00 euros au lieu de 53.750.000,00 euros, sans doute une erreur de l’informatique.

-         Autre exemple le Total Prévention : 2.100.000 + 2.500.000 = 4.200.000 euros

 

Alors maintenant que dire du reste, seulement que tout a été bidonné et que le chiffre de 200 millions est archi faux et on comprend mieux la valse des chiffres de 2010 et 2011, les estimations passant de 100 à 160 puis à 200 millions en quelques mois.

RAPPEL : Tous ceux qui connaissent un peu le Canal du Midi savent qu’il mesure 240 kilomètres de Sète à Toulouse. Les VNF reconnaissent dans leur propre site que 63% de sa longueur est plantée en platanes, soient 152 kilomètres environ.

De plus nous avons tous pu lire dans tous les journaux qu’il y avait 42.000 platanes le long du Canal et pour tout le monde, il en coûte 200 millions pour remplacer 42.000 arbres.

Alors essayons de comprendre l’estimation à partir de ces simples chiffres vérifiables. Comme il existe 2 berges, nous devrions trouver des chiffres de 480 kilomètres pour la totalité ce qui serait étonnant car il existe des endroits sans plantations, et 302 kilomètres pour les abattages de platanes.

 

Premier poste de l’estimation : abattage alignements de platanes.

Nous voyons 430 kilomètres alors qu’officiellement, nous devrions avoir 302 kilomètres soit 128 kilomètres en trop.

Si nous prenons les chiffres du rapport d’estimation, 143 arbres au kilomètre, pour 430 kilomètres cela représente non pas 42.000 platanes mais 61.490, 20.000 platanes en trop.

On comprend mieux alors cette fourche et non plus fourchette du coût moyen unitaire compris entre 700 et 1500 euros, elle permet de toujours pouvoir prouver sa bonne foi car pour 42.000 platanes vous obtenez un coût moyen d’abattage par arbre de 1280 euros et pour 61.490 arbres un coût moyen de 874 euros. Il est d’ailleurs remarquable de constater que si vous prenez le coût TTC de base au Km de 125.000 euros et que vous divisez par 143 arbres au kilomètre, vous obtenez ce même chiffre de 874 euros, prix moyen pour 61.490 platanes à abattre.

Pourquoi un tel écart dans le coût moyen d’abattage, plus du simple au double, alors qu’il s’agit d’une seule et même essence d’arbre et qu’il s’agit d’alignement. Certains arbres seront sans doute plus difficiles à atteindre mais ne justifient pas un tel écart.

Si l’on s’en tient stricto sensu au nombre de 42.000 platanes à abattre et en utilisant le prix moyen de 874 euros, on n’obtient plus du tout les mêmes chiffres, 36.708.000 euros au lieu de 53.750.000 euros, un écart de 32%.

Je vous en passe et des meilleurs mais il est encore plus aberrant de voir ajouter dans le rapport CHATILLON, un élément explicatif sur le nombre d’arbres à abattre en précisant « 430 km de plantations d’alignements à abattre (toutes espèces confondues, soit 44.000 arbres dont 42.000 platanes.

 

Je passerai sur les postes d’estimation « mise à blanc bandes boisées » et abattage bandes arborées » car je n’ai pas compris à quoi cela pouvait correspondre. Cela veut-il dire qu’on n’abat pas seulement les platanes mais l’intégralité des arbres du canal ? Les explicatifs des principaux éléments quantitatifs comme cités dans le rapport CHATILLON, ne donnent aucun indication. Il s’agit pourtant de 25.125.000 euros dont on ne peut donner aucune explication quant à leur utilisation !

 

Poste abattages :

Là encore beaucoup de questions peuvent se poser puisque si vous faites l’addition : 430 kms alignements, 195 kms bandes boisées et 6 kms bandes arborées, vous trouves 631 kilomètres à abattre, nous sommes loin des 480 kilomètres de berges du Canal du Midi, là encore 32% en trop. Encore ces maudits 32%.

Et il ne s’agit pas d’une erreur puisque le chiffre de 630 kilomètres est repris dans le poste « replantations ».

Mais le comble, c’est que malgré ces abattages sur 630 kilomètres au lieu de 480, on arrive encore à trouver au poste « protection du réseau racinaire en zone non contaminée » 60 kilomètres supplémentaires. Le Canal du Midi ferait donc, non pas 240 kilomètres mais 345 kilomètres si l’on en croit les chiffres de l’estimation.

 

Poste replantations :

Cela va encore se compliquer pour comprendre les chiffres annoncés par les VNF. Reprenons, les VNF annoncent 42.000 arbres (platanes) à abattre, en faisant le calcul avec les chiffres annoncés ce ne sont plus 42.000 arbres qu’on peut trouver mais 61.490.

Alors maintenant prenons les chiffres du poste replantations. 430 kms à 143 arbres au km, cela représente 90.090 arbres à replanter. Nous sommes bien loin des 42.000 arbres qu’on ne cesse de nous dire comme une litanie. Et aucune erreur possible puisque si vous prenez ce chiffre de 90.090 arbres à 500 euros l’arbre comme indiqué, vous arrivez peu ou prou au montant figurant sur le rapport.

Alors ? 42.000 ? 61.490 ? 90.090 ? Cela ne représente pas du tout le même total et le poste replantations, lui,  varie du simple à plus du double puisqu’il est estimé à 44.100.000 euros alors que pour 42.000 arbres, cela ne représente plus que 21.000.000 euros.

A moins qu’on ne replante une double rangée sur chaque berge ce qui n’es pas explicité sur le rapport et ce qu’on ne peut aucunement voir sur les quelques endroits replantés avec une seule rangée sur chaque berge.

En parlant de replantation, un grand coup de chapeau au Platanor dont on s’aperçoit qu’il n’est pas indestructible. Encore une réussite pour les VNF.

 

Poste Défenses de berge :

Nous ne chercherons même pas à savoir comment cette estimation a été faite, quelles en sont les chiffres de base utilisés puisque les Voies Navigables de France ont fait des essais de tunage végétalisé qui se sont soldés par des fiascos, à Carcassonne puis à Capestang. De plus le chiffre de 175 euros le mètre linéaire utilisé ne correspond pas aux chiffres utilisés lors du test effectué à Capestang. Alors comment a été effectuée cette estimation ? MYSTÈRE !

 

En attendant, à la vue des chiffres du tableau du rapport CHATILLON, les chiffres de VNF semblent surestimées entre 30 et 50% au-dessus de la vérité. CHERCHEZ L’ERREUR ET LA VÉRITÉ !

01/10/2013

Canal du Midi : Quel est son avenir maintenant?

Canal du Midi : Quel est son avenir maintenant ?

 

Saint du jour :                   

Contrepèteries :   Voulez-vous compter mon tas

                                 Votre recteur est un grand bonhomme

                                 Vive la France, malgré la paresse

                                 Une verte auto magique

Dicton Français :   Le propre de la médiocrité est de se croire supérieur (La Rochefoucauld)

Dicton Juif :            L’homme honoré est celui qui honore les autres.

Dicton Africain :    Après la guerre ce n’est pas la paix, c’est souvent le nettoyage.

Proverbe Chinois :      La perle précieuse provient d’une vulgaire huître.

Dicton du jour :

 

Trop aboyer fatigue les oreilles les plus attentives.

Roger Molinier

 

 

Il est une chose dont tout le monde parle au moment des élections mais pour laquelle personne ne fait quoi que ce soit, L’AVENIR DU CANAL DU MIDI.

A dire vrai, s’il n’y avait que son avenir qui était trouble et incertain ! Tout est incertain lorsqu’on parle de ce monument. Regardez sur vos différents médias et sur les journaux en particulier, on ne vous montre que le beau côté du canal alors que ce sera bientôt du passé une fois l’abattage des platanes effectué. Je fais partie de cette génération qui n’aura plus l’occasion de voir la splendeur de ce monument classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Et c’est sans doute pour cela que je m’inquiète encore plus de son avenir. Les futures générations auront-elles l’occasion de profiter de ses paysages et de son ombre ?

 

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Je l’ai démontré dans d’autres billets, les Voies Navigables de France sont totalement incompétentes pour entretenir et mettre en valeur ce monument (et même pour entretenir les voies d’eau Françaises). Les VNF savaient dès leur création en 1991 que le chancre coloré était présent le long du Canal du Midi puisque des témoignages attestent sa présence dès 1985.

Elles n’arrêtent pas de mentir sur l’état du monument, sur leurs interventions, sur les coûts. Que connaissez-vous du Canal du Midi ? Ce qu’en racontent les Voies Navigables de France avec la complicité des journaux dont les seules informations visibles ont toujours pour origine les VNF. Personne n’a cherché à vérifier le chiffre de 200 millions pour les platanes, et pourtant si vous regardez les chiffrages, tout est faux, le nombre d’arbres utilisé pour l’estimation (90.000 au lieu de 42.000 comme annoncé), les coûts unitaires sans réel fondement, jusqu’au nombre de kilomètres du Canal du Midi, chiffre connu de tout le monde, qui est totalement surestimé, 345 kilomètres au lieu de 241.

Et le mécénat ? Mon Dieu quelle rigolade. Une Entreprise Publique déjà incapable de faire son travail et qui va faire la quête à la sortie des écluses. Là encore, je le maintiens depuis un certain temps, le Canal du Midi n’est pas le Château de Versailles et les VNF ont encore menti en utilisant les journaux et de faux sondages, à les entendre, 75% des gens étaient prêts à donner pour le canal, et où en sommes-nous actuellement ?

 

Péniche Tourmente.jpgQuant à son utilisation, tous les 5 ans, on entend qu’une étude va être faite, non seulement pas les VNF, mais aussi par les Conseils Régionaux. Ce qui est incompréhensible, c’est de constater que même en l’absence d’études, les VNF arrivent encore à noter sur leurs résultats annuels, des chiffres correspondant à cette étude. Tout le monde sait que pour que la Canal du Midi continue à vivre et à exister, il faut un retour à une navigation minimum donc à un retour au fret. Mais qu’a-t-il été fait pour qu’on puisse revenir à un fret minimum nécessaire à l’auto entretien de la cuvette ? RIEN, pas la moindre étude. Et pourtant, comme d’habitude, vous avez des gens pour vous annoncer qu’ils ont des idées, un marché du Canal, des livraisons par péniches et vélo, transporter des poteaux ou des ordures ménagères. De tout cela je parlerai plus en détail dans un autre billet car là encore il y a des choses à dire. Mais quand est-ce que nos politiques penseront à mettre sur la table de négociations, une étude complète quant à l’utilisation, commerciale et touristique, financière, paysagère, technique. Qu'attend-on pour vérifier ce que font les VNF? 

 

LES PRINCIPALES MALADIES DU CANAL DU MIDI ONT POUR NOM : VOIES NAVIGABLES DE FRANCE ET ABSENCE DE DÉCIDEURS           

 

 

29/09/2013

L'Aude? Un département sinistré et politiquement à l'abandon!

L’Aude ? Un département sinistré et politiquement à l’abandon !

 

 

Saint du jour :       Saint Gabriel          

Contrepèteries :   Jésus que ma joie demeure (très difficile)

                                 Au Zambèze les filles sont belles et gentilles

                                 Je ne me suis jamais fait au chantier

                                 Un petit calcul et on s’en va

Dicton Français :   Presque toujours en politique, le résultat est contraire aux prévisions (Chateaubriand)   

Dicton Juif :            L’homme affairé ne saurait être sage.

Dicton Africain :   L’éducation forme, l’expérience enrichit.

Proverbe Chinois :  C’est ce qui manque qui donne la raison d’être (Lao Tseu)        

Dicton du jour :    

 

J’appelle Français ceux qui veulent que la France ne meurt pas.

André Malraux

 

 

 

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Une réunion de la ligue des Inefficaces réunis, tous élus PS et EELV,

quels résultats!!!!

 

 

Suite à tous les évènements ou déclarations qui n’arrêtent pas de tomber régulièrement par l’intermédiaire des feuilles de chou locales, j’ai retrouvé des articles de ces mêmes feuilles de chou, articles diamétralement opposés à la réalité.

Il y a 6 mois environ, à une époque à laquelle certains pouvaient encore avoir de l’optimisme, Monsieur André VIOLA, Président du Conseil Général de l’Aude voyait son département exploser économiquement avec l’arrivée de la ligne LGV en gare de Narbonne, l’agrandissement de l’aéroport de Carcassonne, l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO des Châteaux Cathares, et on en passe et des meilleurs.

Hors que pouvons-nous constater 6 mois plus tard :

-         La LGV : c’est NON. Les grands yakas Parisiens ont dit NON et ce moyen de drainer le tourisme vers l’Aude est abandonnée sine die.

-         L’aéroport de Carcassonne, non content de ne pas être modernisé et agrandi, il risque même de disparaître suite aux atermoiements de l’Union Européenne qui ne veulent plus subventionner les Compagnies aériennes low-cost, ces mêmes compagnies également subventionnées par les départements et certaines municipalités.

-         Pour les Châteaux Cathares, c’est encore pire et ils n’ont aucune chance d’être inscrits en l’état actuel des choses. Le département de l’Aude a déjà 2 monuments classés au patrimoine mondial de l’UNESCO sur son territoire, la Cité de Carcassonne et le Canal du Midi. Pour le Canal du Midi, chacun sait ce qu’il en est et sa gestion catastrophique des Voies Navigables de France, le chancre coloré allié aux VNF va le mener à sa perte. La Cité de Carcassonne n’est pas mieux lotie et des politiques qui se moquent ouvertement du patrimoine vont progressivement l’amener à une situation équivalente à celle du Canal du Midi.

-         Pire encore, le département de l’Aude est le premier département en France à laisser ouvertement son patrimoine Historique à la destruction pour laisser place à des éoliennes. Ce qui s’est passé à Bouriège est une honte pour les politiques qui ont laissé faire.

 

Les deux seules richesses de l’Aude sont la vigne et le tourisme. On sait déjà ce qu’il en est de la vigne qu’on continue à arracher sur ordre de l’Union Européenne. Quant au tourisme, il est déjà annoncé cette année une chute dans l’économie liée à cette activité. Et ce ne sont pas les abandons du patrimoine, multiplication d’éoliennes au gré du vent et de la cupidité, tarifs exagérés pratiqués à tous les niveaux, qui vont améliorer la situation.

 

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Les résultats d'une politique honteuse

 

A ceux qui rêvaient d’une vie en rose, rose comme la couleur politique dominante de ce département, il serait grand temps de regarder les résultats d’une politique décadente et inefficace. Mais qui mettre à la place, c’est l’éternelle question.

 

Alors après le Canalthon mis en place par les incompétents des VNF, va-t-on devoir mettre en place un Citéthon, un Audethon, pour sauver la situation du soldat Aude ? Mais en attendant, il serait peut-être utile de réfléchir avant que d’élire des menteurs inutiles sous prétexte d’une étiquette rose, verte ou bleue.

 

 

26/09/2013

VNF, Canal du Midi: l'UNESCO s'est fait berner!

VNF, Canal du Midi : l’UNESCO s’est fait berner !

 

C’est avec un infini plaisir que je reprends ci-après l’intégralité de « l’Avis de la Batellerie » du 15 Septembre 2013, dépêche de l’Association des Transporteurs Fluviaux du Midi. J’ai enfin pu trouver un écho à ce que je maintiens maintenant depuis plus de 4 ans et surtout, un écho à ce que je maintenais quant à l’existence de l’épidémie du chancre depuis bien plus longtemps que ce que pouvait dire les Voies Navigables de France. Ce ne sont plus des promeneurs ou des habitants qui apportent des preuves, mais il s’agit de professionnels de la batellerie.

 

Les photos ont été prises à Capestang en Juin 2012 lors de travaux de Veolia.

 

AVIS DE LA BATELLERIE

Du 15 Septembre 2013

 

Dépêche de l’Association des Transporteurs

Fluviaux du Midi

 

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LA BATELLERIE BOUC ÉMISSAIRE DE VNF

 

Midi Libre en son édition du 31 Août 2013 reprend une fois de plus des allégations calomnieuses de Voies Navigables de France relatives à l’épidémie du chancre coloré qui ravage les platanes du Canal du Midi.

 

Largement diffusée par la presse depuis que VNF a rendu publique « sa » découverte en 2006 du « premier foyer d’infection », la thèse de cette Administration en charge des rivières et canaux, et donc du transport fluvial, incrimine les bateaux comme principaux agents propagateurs de la maladie. La batellerie est présentée comme principale responsable et par là même, coupable de méfait. Une batellerie dont le moins qu’on puisse dire est que son Administration de tutelle, en dépit de grandioses déclarations d’intentions livrées par ses services de propagande, ne fait rien pour lui faciliter la vie, mais une batellerie qui se souvient que c’est vers 1985 que le personnel d’une entreprise d’élagage venue de Marseille, constatant la présence du chancre coloré sur les platanes du canal, avait aussitôt alerté un représentant des services de navigation. Si l’on se fie à la vérité officielle de VNF qui date de 2006 le constat de « premier foyer d’infection », il n’aura fallu qu’une petite vingtaine d’années pour que la précieuse information parvienne au sommet de la hiérarchie administrative. S’agit-il d’une performance ? Sur cette question, les contribuables sollicités avec grande insistance pour aider volontairement au financement du gigantesque chantier de replantation, n’ont d’autre pouvoir que  celui de s’interroger.

Si l’on peut émettre quelques suppositions sur le rôle des bateaux dans la propagation de l’infection, il est un certain nombre de certitudes indubitables. Parmi celles-ci, le fait que les épareuses infligent régulièrement écorchures et estafilades aux troncs et racines des platanes. L’usage de ces engins a débuté sur le canal sensiblement à l’époque où fut constatée, mais négligée, la présence du champignon pathogène. La mécanisation du travail d’entretien se développe au rythme de la montée du technocratique mépris pour les métiers d’éclusier et sa graduelle mise au rencard. Des insectes, dont le tigre du platane, peuvent, comme le vent ou les oiseaux, transporter des spores du mortel champignon. Le grand vecteur de la maladie est bel et bien l’eau. Navigant sur l’eau, les bateaux peuvent bien évidemment participer, quoi que beaucoup plus modestement que les engins terrestres, à la propagation de la maladie. Il faut retenir que si les bateaux sont parfois amenés à s’amarrer aux arbres c’est par pénurie des dispositifs d’amarrage dont la responsabilité incombe à VNF. Et lorsqu’en navigation, les bateaux viennent à frotter les racines, c’est encore de la responsabilité de l’Administration responsable de l’état des berges.

VNF reconnaît du bout des lèvres quelque incidence des épareuses dans le développement de l’épidémie, mais il est un détail d’importance sur lequel le silence est demeuré jusqu’à présent de rigueur. De même qu’un certain nombre de riverains, les bateliers savent, pour l’avoir vu de leurs yeux, qu’une tranchée profonde de 1,20 et large d’une cinquantaine de centimètres fut creusée au long du canal pour la mise en place, dans les années 1998-1999, de la fibre optique. La machine excavatrice taillait dans le vif les racines rencontrées au travers de sa route, passant d’arbres contaminés à arbres sains sans la moindre attention. Bien sûr, cela se passait avant l’officielle découverte du problème, datée de 2006. Où lé crédulité vacille, c’est quand on sait qu’une tranchée certes de dimensions plus modestes mais taillant les racines avec le même soin, fut réalisée pour des aménagements du port de Capestang en Juin 2012.  

 

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VOUS FOUTEZ-VOUS DE NOUS ?

 

C’est de cette belle manière que commençait, à l’intention de la Convention Nationale, une célèbre adresse signée le 28 Novembre 1792, an Premier de la République Française, par les braves sans-culottes de la rue Mouffetard. Les agissements de VNF quant aux platanes du Midi appellent à la reprise, légèrement retouchée, du titre de ce judicieux document. Car « Vous de Nous vous Foutez » peut-on lancer à VNF, lorsque par vos mélodramatiques messages radiophoniques vous tentez d’apitoyer le quidam ordinaire afin de lui soutirer quelques deniers destinés, prétendez-vous, à sauver un canal. Ce n’est en réalité qu’un label commercial qu’il s’agit de conserver. Pour le seul profit d’une poignée de multinationales de l’industrie touristique. Aucunement pour le bien vivre général des habitants du pays ni d’aucune contrée de la planète Terre. De cela vous vous foutez éperdument. Vous entretiendriez sinon, comme il se doit, les voies navigables au lieu de déclasser par mauvaises économies de précieux canaux, laissant même crouler de vétusté ceux que vous déclarez « magistraux ».

 

Même La Poste est mise à contribution dans cette scandaleuse chasse au fric. On a vu des agents venir au bord du canal pour fourguer aux touristes des timbres pro-platanes alors même que faute de personnel la fréquence des courriers perdus  en cours d’acheminement est en constante augmentation. Pour que le marketing estampillé UNESCO ne tombe pas à l’eau, VNF inonde le public de ses larmes de crocodiles, en vue de croquer le financement d’un funeste ravalement de façade.

 

L’épidémie de chancre coloré aurait dû  être l’occasion d’effacer la lourde erreur que fut l’implantation massive de platanes sur les rives du canal, sous le règne de Napoléon III. En tel nombre ces arbres se sont avérés une calamité pour le lit du anal de par la trop lente décomposition de leurs feuilles mortes, les micro-organismes qui s’en nourrissent sur les territoires d’origine n’ayant pas accompagné l’importation des deux spécimens dont descendent la plupart des platanes aujourd’hui présents en Europe. Une aussi étroite parenté est extrêmement propice à favoriser toutes sortes d’épidémies. Il est à noter que les feuilles ne sont pas nuisibles seulement à la navigation, les paysans riverains s’en plaignent aussi.

 

<avec ses choix de l’uniformité, le dispendieux programme d’abattage et plantation de VNF prépare les conditions de la prochaine épidémie. On pourrait  cependant à peu de frais laisser la nature faire son œuvre. Sitôt que disparaît la stérilisante présence des platanes, on voit des arbres autichtones tels que frênes, aulnes, trembles, acacias et d’autres encore, reprendre pied spontanément. Il suffirait d’éclaircir pour reboiser rapidement en rendant au canal son paysage originel.

 

Devant l’état de délabrement dans lequel se trouvent de grands axes comme les canaux du Cenre, le canal de la Marne à la Saône où encore, parmi d’autres, le canal de St-Quentin, on ne peut éviter de penser que l’on de fout en haut lieu de la gueule d’un peuple au chômage. L’argent manque paraît-il pour le maintien en utile activité d’un transport fluvial qui est socialement 20 fois moins coûteux que le transport routier, compte tenu de la totalité des investissements, frais, accidents, etc pour chacun d’eux. Mais, prestige oblige, les Directions générales ne peuvent pas être aux petits fours et aux moulins. Et c’est bien dans le seul monde des petits fours que réside l’intérêt de peupler le Canal du Midi de ces chimères que sont les coûteux  @Platanor, clones à puces RFID.

 

ATFM

Associations des Transporteurs Fluviaux du Midi

 

Nota : épareuse = débroussailleuse, broyeuse, faucheuse

 

Ce témoignage et ce document rejoignent de nombreux autres témoignages de riverains qui avaient vu des abattages vers 1988 ou 1989, de platanes atteints du chancre coloré, platanes qui étaient repartis de leurs souches respectives et qui existaient encore il y a un an.

Toute cette comédie concernant l’épidémie a été orchestrée par les VNF pour masquer leur incompétence, à commencer par le petit chancre coloré caché dans les caisses de munitions en 1944. Tout a toujours sonné faux dans cette épidémie qui n’a en fait, que servi à masquer l’état réel des voies navigables, lesquelles sont dans un état lamentable.

Ceci prouve également que les VNF ainsi que les différentes sociétés et associations qui sont intervenues lors de la demande d’inscription à l’UNESCO, savaient déjà que le chancre coloré détruisait les platanes du Canal du Midi. Est-ce que l’UNESCO aurait inscrit le Canal du Midi au patrimoine mondial si l’épidémie avait été connue ?

Messieurs les journalistes, continuez à ne prendre de nouvelles qu’auprès de cette Administration totalement absente sur le terrain et présente uniquement pour vous mentir.