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10/01/2014

Canal du Midi : un avenir plus qu'incertain!

 Et tout à coup, plus de nouvelles, plus rien. Seules sont reprises les sempiternelles news émanant de Voies Navigables de France et reprises pendant des mois par tous les journalistes en mal d’informations. Actuellement, les journalistes nous abreuvent de la même nouvelle, le mécénat et les entreprises, mais aucune nouvelle des sommes données par ceux qui, paraît-il, font partie du club des mécènes, aucune nouvelle des sommes données par les particuliers depuis maintenant plus de 9 mois, aucune nouvelle des sommes allouées par l’État et les collectivités locales, et toujours aucune nouvelle concernant un calendrier des plantations.

canal01.jpg

Le Canal comme on l'aime, avant les VNF


J’ai retrouvé en regardant mes archives dans lesquelles figurent les très nombreuses chartes, études, livres blancs et autres déclarations d’intentions, une déclaration d’une personne se disant politique, si tant est que EELV fasse de la politique. Cette déclaration qui date de Mars 2011, il y a donc 3 ans, démontre  l’incapacité des politiques,  l’incompétence des VNF ainsi que les nombreux mensonges entourant la gestion des voies d’eau en France.

Cette déclaration qui pourtant contient d’excellentes idées ainsi que des remarques dénotant une bonne connaissance de la situation, n’a eu pour but que de se faire plaisir pour la personne qui l’a écrite et rejoint exactement les autres déclarations d’une autre élue écologiste au Parlement Européen. On en parle au moment des élections puis plus rien pendant 6 ans. Qu’a-t-il été fait depuis cette note du 18 Mars 2011 ? RIEN, ABSOLUMENT RIEN, et pourtant cette personne trônait parmi les personnalités du très inutile Congrès Mondial des Canaux et Voies d’Eau.

On peut toutefois y apprendre que les VNF se sont déchargées sur les collectivités locales et on peut même se demander à quoi sert cet Établissement Public. Dans Toulouse par exemple, il existe ce qu’il est appelé des conventions de superpositions de gestion entre la ville de Toulouse, La communauté urbaine et les VNF. C’est la ville qui aménage les chaussées, rues, pistes cyclables, nettoie et entretient les espaces verts des berges et même nettoie le miroir du canal. Alors que reste-t-il à faire pour les VNF, entretien des écluses, entretien des consolidations de berges (non fait comme on peut le constater), désenvasement (non fait comme on peut le constater lors des périodes de chômages). Cela coûte très cher pour un Établissement Public qui ne fait rien, surtout que nous payons des impôts pour entretenir cet Établissement et nous payons d’autres impôts locaux pour effectuer le travail non fait par ce même Établissement. D’autres exemples ? Il existe une même convention de superposition entre le Conseil Général de l’Aude et les VNF pour fournir les plans d’arbres pour la replantation, 21000 arbres sur les 42000 prévus sans que les VNF n’aient défalqué le moindre euro de la somme de 200 millions d’euros. Et de ces conventions, il doit en exister des centaines entre les diverses collectivités, régions, départements, communes, ce qui fait que les VNF ne sont plus responsables de rien quant à l’entretien du monument et des voies d’eau. Et pourtant le peu qu’ils leur reste à faire, n’est pas fait ou mal fait. Il suffit de voir comment a été traitée l’épidémie du chancre coloré, et le feuilleton continue actuellement avec les tests de vaccination.

canal02.jpgLe Canal de l'avenir revu par les VNF 

 

Comme il est dit dans la déclaration de Mars 2011 citée plus haut, le Canal a été saucissonné et les communes touristiques ont conventionné avec les VNF.

Plus on donne aux VNF, moins ils ont à faire et moins ils n’en font, tel est la conclusion. Alors que vont devenir le Canal du Midi et le Canal des Deux Mers avec un tel gestionnaire ? C’est une question qui n’est pas prêt d’avoir une réponse de la part des pouvoirs publics. Plus on tarde et plus l’avenir du Canal apparaît plus sombre surtout avec l’absence de mouvements sur les canaux pendant près de 7 mois de l’année et une approche économique très limitée.

 

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